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L'amour c'est comme la drogue, en plus fort.

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Les-m0ts-Se-Perdent

Description :

Comment présenter l'imprésentable?
_____________________________



Chaque mot, chaque phrase, est de moi. Merci de respecter mes textes et de ne pas vous les approprier. Vous n'imaginez pas ce que l'on ressent lorsque l'on s'apperçoit qu'un de ses textes -voir presque tous- se retrouvent sur un autre site. Pour cela, je vous demanderais de respecter mes écrits. Merci.


Bonne lecture <3.

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Si cela "interresserait quelqu'un..Me demander l'adresse par message privé. (Même si je sais que des inconnus tomberont par hasard sur mon blog, je ne donne pas l'adresse sur celui ci.)



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#Posté le dimanche 18 avril 2010 11:07

Chère peine,

J'ai regardé le miroir ce matin, et je t'ai vue. Encore.
Je ne t'ai pas reconnue. Tes traits ont pris de l'âge. Tu as grandis et pris énormément de poids ces temps ci.

J'aimerais te comprendre par moment. Je voudrais savoir pourquoi tu es toujours là, au même endroit, à chaque instant ? Pourquoi ne pars tu pas ? En général, les autres se lassent vite de moi, mais toi, tu es toujours là, je n'ai plus droit à une seule journée de répits. Tu m'accompagnes dans mes moindres gestes. Tu me rends les tâches difficiles, tout me parait fatiguant depuis que tu es au centre de ma vie.

Tu sais, je me suis habituée à toi, mais je suis épuisée. Tu deviens si pesante, et ce n'est plus par moment, c'est tout le temps. Partout où je vais, tu m'habite, peu importe l'endroit. Bon, d'accord, quelque fois, tu te repose, parce que tu n'aimes pas les gens, tu n'aimes pas les autres, donc c'est vrai, tu me laisse tranquille. Mais tu sais, cela fait longtemps que je ne me suis plus retrouvée seule sans toi. Tu absorbe tout mon temps. Je ne pense presque plus par moi-même, car sur moi tu as mis ta marque.

Je me souviens de ta venue. Si loin, je m'en rappel. C'est un jour dont on ne peut que se souvenir, tu me diras. Je venais d'avoir 8 ans et je venais de comprendre que les rêves ne se réalisaient jamais. J'apprenais ce qu'étaient les déceptions. Je me souviens, l'horreur, cette pierre écrasant les rêves que je me tissais à cette époque. Le miroir brisé, le c½ur en miette. A l'intérieur de moi haletait la colère, la rage, l'envie de tout démolir. Les larmes coulaient, toujours plus fort, toujours plus perforantes. Je suppliais la nuit pour qu'elle* me revienne. Cette fée venue du ciel, qui constituait le monde à mes yeux. Cette héroïne qui n'existait que dans ma vie, cette femme aux mains de géant, à la voix réparatrice et miraculeuse, elle qui avait adoucit les dégâts de la période précédente. Elle qui m'avait aidé à oublié ces monstres me torturant dés l'enfance. Elle qui m'avait fait croire qu'elle ne profiterait pas de ma naïveté et de ma gentillesse aveugle & enfantine. Cet être qui a été le dernier a avoir ma confiance, en qui j'avais placé toutes espérances, elle si proche, qui avait le pouvoir de me détruire, elle, qui l'a fait, et qui a si bien réussit. Cette personne qui m'avait tant fait de promesses, et j'y ai cru, trop cru, à tel point que depuis ce temps, je ne vois que du noir, ne vit que du noir, ne profite plus de rien, ne crois plus une seule parole, n'espère et n'attend plus rien. Pourtant, tu le sais toi, que elle* je l'ai attendue, des années, et encore maintenant, mais ca, personne ne le sais appart toi. Tu sais, je ne veux plus m'autoriser à penser à elle, mais parfois, cela devient trop puissant, trop fort pour moi. Je veux me montrer forte, mais tout le monde le sait qu'au fond de moi c'est une âme morte.

Je détestais l'être humain. Tous ceux auxquels je m'attachais profitaient de cette occasion pour m'écorcher. Ils m'ont piétinée, bousillée, ils ont enlevés ce qu'il y'avait de bon en moi. Bien vite j'ai compris qu'il fallait oublier la gentillesse, oublier les promesses, se forger une carapace aussi solide que leurs mensonges. Mais si seulement cela c'était arrêté à ce stade, je ne serais pas là aujourd'hui, à t'écrire cette lettre. Je ne serais pas là, 9 ans plus tard, au même point mais en pire. Tu ne serais pas là, à grandir avec moi.

Trop souvent abandonnée, rejetée, montré du doigt ou l'inverse, oubliée, tout au long de ces neuf ans, je n'ai connu et reconnu que cela. Des abandons, parce que oui, tu le sais, j'ai quand même, malgré tout, osé redonner ma confiance à deux ou trois personnes après le coup de la méchante héroïne. Tu sais, je te parle à toi, comme je t'ai connue, comme une gamine de 8 ans, parce que tu es comme ma s½ur à présent, et que je sens que personne ne pourrait mieux comprendre ce qu'il se passe, que toi. Bref, Les gens m'ont dégoutée d'eux même, sans trop se donner de mal pourtant. Le problème est, qu'en me laissant, me jetant à la gueule toute l'affection que j'avais à leur égard, c'est moi-même que j'ai commencé à haïr, du plus profond de mon être. Je leur ai pardonné intérieurement et m'en suis voulue à moi et rien qu'à moi. D'être mal faite, être trop ou pas assez" je ne sais quoi "pour qu'ils me refoulent. J'ai compris que le problème vient de moi ; il y'a quelque chose en moi qui les obligent à me repousser. Je n'ai toujours pas compris, mais cela est la seule réponse qui me vient à l'esprit. Et crois moi, j'y ai longuement réfléchis, tu penses bien, en 9ans, j'ai eu le temps.

Bref, 8 ans et le c½ur remplit de haine et de mal être. J'ai grandit avec le désir d'être quelqu'un d'autre sans pouvoir l'être. J'ai « grandit » avec le malheur d'être ce que je suis. Je me suis tellement détestée que je n'ai même pas évolué, rien appris, je ne suis pas devenue cette personne bien que tous les parents souhaitent voir un jour dans le regard de leur enfant.
Les kilos ont remplacés le compteur imaginaire de mes proches. Je pensais qu'en perdant du poids, ils reviendraient, tous ces gens qui m'ont laissés sur le bas côté avec mes remords et mes regrets. Tous ces gens qui m'ont laissé seule, avec toi. A l'heure où je t'écris, j'en suis toujours au même problème, les kilos s'enchainent et mon corps me dégoute. Je ne peux plus me voir sans te voir, d'ailleurs il n'y a plus que toi dans le reflet du miroir. Et même lorsque toute lumière est éteinte, je te ressens encore, te vois dans les nuits que tu ne prends pas pour toi. Mais ces temps ci je ne sais pas pourquoi, tu me tiens constamment éveillée. Il y'a ta empreinte sous mes yeux.

Tu as fait de moi un déchet, une décharge, pourquoi ne m'empêche tu pas de prendre du poids ? De me couper l'appétit ? C'est égoïste et complètement absurde de dire cela, mais je voudrais fondre, que mes os deviennent les contours de mon corps. Un tas de gras, voilà ce que je suis, autant de regrets que de graisses. Autant de déceptions que de kilos. Tu vois, je t'écris depuis un moment, mais je n'arrive toujours pas à te décrire ce que j'éprouve pour moi, ce rejet de moi, cette sensation d'éc½urement quand je me vois. J'essaie d'éviter les miroirs pourtant, d'ailleurs, à présent, je ne me sens bien que dans le noir.
Se noyer dans son propre chagrin et ne plus se souvenir le lendemain. Apprendre à nager juste pour mieux sombrer.
Tu es avec moi, à cet instant. Tu as encore pris de l'ampleur. Je suis fatiguée. Je n'ai plus la force de continuer ce chiffon. Tu es trop lourde, je ne me supporte plus.
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#Posté le mardi 06 avril 2010 14:26

Modifié le mardi 06 avril 2010 14:44

Le poids du corps, la faiblesse de l'âme.


Les chiffres sous tes pas, tu ne penses qu'à ça.
Chacun d'eux rajoute un poids à ta souffrance.
Tu ne pensais pas que de simples chiffres dicteraient ton existence.
Et pourtant, ils te réduisent à néant.

Ton reflêt ne passe pas à tes yeux,
Le regard des gens et leur jugement sont trop douloureux,
Tu ne fais pas le poids face à eux.

Tu voudrais courir à toute vitesse,
juste pour t'enfuir et oublier cette tristesse
qui te blesse et te traine six pieds sous terre.

Tu voudrais faire face à ta propre image
Mais ce rejet de ton esprit absorbe tout espoir
Tu recule et tu ne vis plus tout à fait.
Tu manque d'air à trop hurler en silence.

La solitude est devenue ta meilleure amie,
elle ne cherche pas à comprendre, tu peux broyer du noir jusqu'à te rendre,
jamais elle ne t'empechera de te faire souffrir, parce qu'au fond c'est ça une amie,
Etre là sans te voir, être là sans te croire.
Parce qu'elle détient l'arme la plus fatale contre toi, le silence d'une absence.
Le silence de ton âme.

Et tu ne compte plus le nombre de fois où par le poids de tes maux, tu t'es laisser engloutir par la douleur car à bout de force, le combat n'était plus envisageable.
Pourquoi lutter contre l'imbattable? Pourquoi se relever pour rechuter encore plus bas?

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#Posté le dimanche 17 janvier 2010 02:01

Modifié le mardi 06 avril 2010 14:18

Une âme, semblable à un glaçon.

Faible. Je suis ainsi. Cela est dans ma nature. Je suis le mal, la souffrance. Je suis tout ce que la douleur n'a pas épargné. Une masse morte. Un poids trop lourd à porter et à accepter. La joie est si momentanée, si peu palpable. Elle ne dure qu'un temps. Et c'est vrai, sur le coin de mes sourire, on peut y lire par moment un pure instant de bonheur, un sourire vrai. Mais une fois le voile baissé, c'est encore & toujours ma mine pâle et mon regard ténébreux que je retrouve. Tout le temps. Seule, je suis un corps inanimé, inexistant, imparfait. Une âme abîmée par tout ce qui vient à son encontre. Je suis sale. Sale. Je ne me retrouve plus, ne me connais pas sous un autre jour. Je voudrais m'en sortir, mais comment? Je ne suis rien d'autre qu'une fourberie. Je parais si bien. Comme je vous comprends. Comme je comprends le fait que je vous fasse éprouver de la pitié, du dégoût. Je suis une loque. Je feins si bien la transparance, comment mon mal incessant pourrait vous troubler, si personne ne le voit, ne le sens? J'aimerais apprendre à me connaitre, autrement. Devenir quelqu'un d'autre. De joyeux. Qui aime ce qu'elle posséde, et qui ne se satisfait que de ça. Etre reconnaissant. Ne pas à avoir à affronter ce côté obscure à chaque moment où je me retrouve seule. Ne plus tomber dans ces moments de silence, mon mutisme, trébucher dans ma tombe humaine. Je suis une ombre, un fantôme, une feuille. Mais si les autres ne me voient pas, contre quoi, contre qui est-ce que je me bat? J'essaie de lutter en vain contre ma folie, contre moi, mais dans quel but? Qui me sauvera, qui me ratrappera? La caresse de la mélancolie est devenue ma plus belle amie, elle qui est toujours là, à chaque instant où la solitude me berce, elle qui a remplacé tous ces vents de promesses, qui a remplacé tout ce à quoi je me raccrochais auparavant.

Mes larmes sont claires, le corps qui les transporte, lui, est si noir. Une pourriture. Un déchet se décomposant lorsque les temps sont trop violents, trop insubmerssibles. En chute libre, en pleine chute libre j'ai tout perdu, mon âme se disperce. Je ne réussis plus rien. Est-il possible d'être si absent, si mal, au point de ne plus posséder quoi que ce soit? Les mots se perdent, l'humeur n'existe que dans la peine, les moments de joie n'evoque plus de nostalgie une fois qu'ils sont passer. Pourquoi je ne ressens que du vide? Pourquoi se sentir loin de soi et des autres? Si différente, invisible, en attente. Je suis cette fille stationnant, toujours dans l'attente. Il n'y a plus d'impatience, l'attente est devenue une routine.

La brise du vent me donne envie de voler mais la charge que je porte me l'interdit. Aidez moi s'il vous plaît, même si je n'espère plus rien de la vie, prouvez moi que je me trompe, je sais que tout ceci est impossible, je n'irais pas mieux, j'ai trop souvent pris l'habitude d'aller bien entourée, et de retomber une fois seule. Comme si mon corps se remettait en marche lorsque je ne suis plus seule. Je suis devenue un pantin, je n'ai jamais que fonctionner sous le rhytme de vos pas à côté des miens. Je suis las. Pourquoi mes sourires m'écorchent t-ils lorsque je les revois en photo?

Même lorsque j'essaie d'écrire quelque chose de potable, tout ne reste que brouillon, je n'éprouve plus de plaisir à écrire, car je ne trouve plus les mots, je ne sens rien, je ne touche plus. J'ai perdu ma voix et ma raison. A présent je suis enfermée dans ce corps, sans antidote, sans moyen de soulagement. Je suis une éponge, un placard sans poignée à l'intérieur. Tout entre, mais rien ne ressort. Je suis cette décharge bloquée, en panne. Je lis douloureusement car je ressens, sans expression.


Je n'en peux plus de vivre sous les regards aveugles, je n'en peux plus de respirer le même air. De contempler sans goûter. Sans apprécier. L'impression d'être seule, toujours seule. Je me détèste tellement, je voudrais seulement être quelqu'un d'autre. Ne plus à avoir à me supporter.

L'envie de ravaler mes sourires trop vite prononcés . J'ai le vertige de la joie. Je voudrais l'enfermer dans un sac et la sentir lorsque tout s'écroule. Se remémorer me laisse insensible. Les souvenirs me délaissent, ils ne m'évoquent que de la colère, de la rancoeur. Des mensonges.

Est ce que les mots que je prononce signifient-ils encore la moindre chose ou sont ils tous dépourvu de sens comme moi ?

J'aurais aimé me sentir légère, ne plus avoir peur de perdre mes repères.


Heureusement, la musique me permet encore de ressentir "autre chose" : ***
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#Posté le lundi 11 mai 2009 11:28

Modifié le mardi 06 avril 2010 13:10

Mes larmes n'ont plus de goût car sans toi je suis vide de tout.



Parfois, on voudrait avoir cette capacité à recoller certains morceaux de vie que l'on pensait irréparables. Comme un ultime espoir. On pense pouvoir tout réparer pour une raison ou l'autre, parce que le passé nous l'oblige, les souvenirs et les rires qui résonnent dans nos têtes nous donnent envie de ne pas quitter cet endroit magique dans lequel nous vivions autrefois. Parce que devoir renoncer au bonheur quotidien, à nos habitudes, à toutes ces choses qui nous on fait naître, grandir, évoluer, ou bien aider, on ne se voit pas les abandonner. Alors, on donne toute sa force, toute son énergie pour reconstruire ce à quoi nos vies ressemblaient avant, on se bat corps et âme pour retrouver ce semblant de bien être... Le sourire réapparaît peu à peu et déjà nos craintes disparaissent un peu trop vite. On croit que tout devient merveilleux, mais c'est avec fatalité et brutalité que l'on recule encore plus loin, et où l'on ouvre les yeux ; rien n'a évolué, ce n'était qu'une illusion, car le bonheur est optionnel et très éphémère. Il ne dure qu'un temps histoire que nos vies ne soit pas un eternel et ennuyeux gouffre sans fond. On passe par toutes les portes possibles, on s'y laisse tenter et on retombe aussi vite et aussi loin que nous sommes allés de l'avant. On ne se relève jamais réellement du malheur que l'on vit, on ne fais qu'apercevoir un semblant d'espoir, une lumière flamboyante qui écarquille nos paupières et illumine nos yeux, qui, en fait, n'est rien d'autre qu'une illusion désobligeante. Et là... Tout se meurt, nous avec. On croit avoir touché le fond, on comprend enfin dans quel sens tourne le monde, de quelle façon nos vies sont calculées. On met tout dans le même sac, car au fond, tout le monde souffre un jour autant que nous, pas de la même façon, mais tôt ou tard, on en arrive tous au même point, se dire que la vie n'est qu'une pourriture et que rien n'ira jamais bien totalement. On a beau se battre, on a beau se donner à fond pour sauver certaine chose, tout se meurt, aussi bien l'amitié que l'amour. Des liens que l'on pensait incassables, indestructible à toutes épreuves, qui en fait ne résiste pas à une chose, la réalité. Je deviens blasée par la vie, je me dis que tout reste sans importance à présent. Ce n'est qu'une nuit de silence de plus à passer seule, rongée par tout se qui se bousculent dans ma tête. Sentant mes larmes coulées, telles des morceaux d'épines ancrées dans ma peau, essayant de les arracher à la chair, où la cicatrise à déjà cicatriser. Il est simplement impossible d'enlever une pareille souffrance. Il y'a des jours comme ça, où l'on voudrait tout foutre en l'air, et partir à contre sens du vent, courir après les étoiles, espérant une fois les attraper, qu'elles illuminent nos vies...Mais nos propres étoiles, c'est nous qui les construisons, qui leurs donnons naissances. Parfois je me dis que je rate tout et que mes pas sont vides de sens. J'ai beau crier, personne ne m'entend, ni moi d'ailleurs. Un mal intérieure qui broie tout ce qu'il me reste. Il m'arrive de me demander comment mes jambes me supportent encore? J'ai remué cette question autant de fois que le mal m'a empoigné, comme on empoignerait la gorge d'un serpent qui vient de nous mordre. J'ai donc oublié la réponse, car elle m'est inconnaissable. Seules dans mes larmes reflètent ce dont à quoi je m'abandonne.
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#Posté le samedi 04 juillet 2009 10:04

Modifié le lundi 14 septembre 2009 07:40

Tout est gris.



Et mon c½ur, comme emprisonner dans les griffes d'une gigantesque main qui le broyait, souffrait en silence. Les contractions qu'il subissait devenaient insupportable, pire qu'un millier de coups de poignard, la douleur était infinie, inimaginable. Une pression, un hurlement étouffé. Un arrêt de vie. Mal de tête chronique. Un mal de ventre qui ne s'en va pas, comme pour signifier que la douleur restera au fond de moi à jamais. Des insomnies poussées par le cri d'un réveil trop brutal de ce cauchemar quotidien. Des sueurs chaudes, des perles glacées ruisselantes sur un front enflammé d'agonie. Une journée sans lumière ni fin. Une vie sans air. Des millions de passants et moi perdus contre le vent du temps. La pendule suspendue à l'heure sombre de mes jours se remettait alors en marche, et les larmes ne coulaient plus désormais, mais le sang à l'intérieur de moi ne cessait pas. Une déchirure irréparable dont la cicatrise n'existe pas. Et je contemple le ciel, où sont enfouis mes plus noirs espoirs. L'absence n'illumine mes nuits que par les étoiles.


Marie
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#Posté le samedi 20 juin 2009 13:06

Modifié le lundi 14 septembre 2009 07:40

Pleurer ne suffira pas.



On se relève, et on retombe. On se sent mieux, et on rechute. Plus j'avance et plus c'est dur, ça me brûle toute entière. Je me vois dans ce reflet toujours si indifférent à mon esprit, dans cette image toujours inconnue. Une mèche de cheveux virevoltante par ci par là n'y changera rien. Des coups de crayons, des ratures de maquillage, un semblant de féminité, masquer le mal par la superficialité. Un battement des cils pour me persuader que tout finira par aller mieux, et qui en fait ne déverse que des larmes tièdes mais tellement brulantes à l'intérieur de moi. Je meurs de me détester comme ça. La présence de proche endort le mal, pour un instant, une simple amnésie et une fois seule, tout ressurgit, on retombe. Mon sourire porte le nom d 'un point d'interrogation qui grandit avec moi, un tourbillon de tourments depuis trop longtemps. Un regard sans vie, une vision accablante qui creuse ma tombe chaque jour, je m'enterre dans ma propre souffrance. J'ai le regard vide et mon visage pâli par mes longues nuits d'horreur cachée sous mon oreiller. Un sourire sans joie, un hurlement sans bruit, une terreur sans nom. Je n'en peux plus de me mentir à moi-même en croyant que tout ira bien, rien ne va, jamais totalement. Je suis seule avec ce dégoût au fond de moi qui m'abîme un peu plus chaque jour. Rongés par la douleur, mes yeux ne perçoivent plus la lumière devant moi, comme si tout sombrait en moi. Et si chaque sourire trompe la réalité, ce n'est en fait que par les promesses qu'avec le temps je finirais par m'entendre. Et le poids de mes maux cogne si fort que mon corps est surplombés d'ecchymoses, je vois la vie en bleu. Je voudrais renaître.
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#Posté le jeudi 04 juin 2009 09:15

Modifié le mardi 14 juillet 2009 13:27

Pour être heureux, il ne suffit pas d'attendre, il faut aussi prendre des risques.

Dans la vie, on est confronté à passer par tous les chemins. Ces temps-ci, je suis bloquée entre bonheur et chagrin. Il y'a des soirs où j'aime me réfugier dans les bras du désespoir. Des jours où je cours dans les bras de l'amour. D'autre où je ne suis plus rien, où j'ai perdu mon chemin. La vie c'est ça. Un jeu sans règle écrite, mais qui se devine facilement. Tu née là, t'as pas vraiment eut le choix. Tu grandis, tu souris sans trop te poser de questions. Un jour, un soir, un matin, tu te regarde dans le miroir, et là... Tu comprends. Tu réalises que ce jour, ce soir, ce matin là, tu n'es plus là même personne. Que tu as grandit, « passé le cap ». Tu découvre plusieurs sentiments auxquels tu n'avais jamais pensé. Et là, à cet instant précis... Tu te dis, bordel, ça fait mal. Alors c'est ça ? La suite des «& ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ? ». Tu te sens trahie, trompée... Tu souffres, tu as mal. Tu ne comprends pas pourquoi la vie prend une telle tournure. Que tu aille bien ou pas, le monde continuera de tourner, avec ou sans toi, c'est ça la règle. Tu es seule, tu le resteras. Lorsque tu croiras que tout ira bien, que tu n'es pas si seule, bah tu tomberas. Personne ne te comprend vraiment. Même à toi, tu te mens. T'essaye d'aller bien, d'aller mieux. Mais il y'a toujours quelqu'un qui viendra te barré la route. Car ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'il y'a des gens qui ne supportent pas de voir les autres heureux. Qui piétinent les espoirs de ceux qui essayent de s'en sortir, parce que eux, on abandonné depuis déjà longtemps. Ce qui fait mal c'est quand ces personnes là, tu y tiens encore plus qu'aux autres. Et là, encore une fois, tu redescends d'un étage. Et puis d'un autre. Encore et encore. Dans tes yeux, on pourrait presque y voir ton petit c½ur en mille se briser le long de ton visage. Et puis un jour ça va mieux, et puis un autre ça recommence. Au fond qu'est ce que tu y peux ? C'est comme ça pour tout le monde. Rire et faire semblant. Impossible. Endurer, sourire et pleurer, être déçue, être heureuse, être seule, être à deux, être soi... Réaliste.


Marie ©
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#Posté le vendredi 08 mai 2009 09:38

Modifié le mardi 14 juillet 2009 13:32

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