Ne sait pas quand ce blog reprendra.

J'avais son coeur entre mes mains mais aujourd'hui je n'ai plus rien.

J'ai cette photo entre les mains. Je la tourne et la retourne dans tous les sens, les bouts sont cornés maintenant. Je vois ses yeux, sa bouche, ses douces lèvres que j'ai tant aimé embrasser, son petit nez retroussé, un bout de ses oreilles qui dépasse de sa chevelure dorée. Et là, je me dis : mais quel con. Quel con je suis. Je suis là, assis dans mon canapé, les mains serrées contre mes tempes comme pour ne plus m'entendre. Je ne pleure pas mais je sens qu'à l'intérieur ça sonne creux, et ça fait mal. Mais quel con. Elle était là, il y'a 3 mois de ça, devant moi à la gare, à pleurer et à tordre mon t-shirt me suppliant de ne pas partir, et moi, j'ai pris le premier train en direction de Bruxelles et je ne suis jamais revenu. Je n'ai même pas pris la peine de passer le moindre appel, et une tonne de messages m'attendaient déjà dans ma messagerie.

A mon grand étonnement, je n'ai pas encore profité de ma nouvelle vie de célibataire. Je n'en ai aucune envie. Je ne suis pas déprimé, enfaite je ne suis rien en ce moment. Quand mes potes me demandent par habitude si ça va, et que je leur réponds, toujours par habitude, ouais ca va et toi, je ris rien qu'à entendre le son de ma voix, monotone et lasse. Ca doit faire 5 mois environs que je ne me suis plus vraiment posé la question, de savoir comment j'allais réellement. J'ai l'impression d'avoir perdu les émotions et les humeurs. En quittant Cécile, j'ai peut être perdu tout ce qu'un être humain pouvait ressentir. Et j'ai le sentiment que je ne retrouverais rien de tout ça auprès des autres femmes.

5 mois se sont écoulés depuis notre rupture. 5 mois que je n'ai plus vu son visage, que je ne l'ai plus touché. Que son odeur à disparu de mes draps. Que ses sacs n'encombrent plus ma chambre. Que ses soutiens gorges ne traînent plus sur mon bureau. 5 mois. Que je ne sens plus sa peau me coller le soir lorsque je lui tourne le dos. Autant de mois, sans entendre le son de son rire. 5 mois que je ne retrouve plus ses vieilles chaussettes sales en dessous de mon matelas. Pfff. Et 5 mois que je ne l'entends plus râler à propos de son poids. Alors ça, jamais je n'aurais pu deviner que ca me manquerait ! Et ça fait 3 mois déjà qu'elle a arrêté de me laisser des messages vocaux. Elles qui détestait le téléphone. On ne s'appelait jamais. Et pourtant, maintenant que je l'ai quitté, elle n'a pas arrêté pendant 2 mois, au départ ça m'ennuyait, et maintenant, ça me manque. Car quand j'écoutais ses messages, j'avais surtout l'impression d'être en vacances, loin d'elle pendant un moment, chacun de son côté. Je n'écoutais pas ses pleurs et ses regrets, j'entendais sa voix et ca me plaisais. Et au bout de 5 mois, je n'ai toujours pas compris que je l'ai bel et bien quitté et que je ne l'ai plus revue depuis ce jour.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 12:50

Modifié le mardi 10 novembre 2009 17:27

Et si un jour tu m'oublie, souviens toi juste que tu aura été toute ma vie.



Et ce contact chaud et douloureux à la fois, entre lui et moi, a permis au sang de recouler dans mes veines. De ses doigts guérisseurs, caressant mon corps inerte, il a réappris les mouvements à mon être. Du bout de ses doigts, il m'a en quelque sorte sauvée. J'étais infirme jusqu'à ce que je le rencontre. Le goût de ses lèvres a redonné un court instant l'espoir que tout n'était pas vain. Une saveur sucrée qui recolorait l'obscurité dans laquelle baignait ma tête. Il a fait de ce loup perdu et solitaire que j'étais, une âme qui pouvait à nouveau ressentir autre sensation que haine. Incompréhension et chaleur étaient les premières impressions qui résonnaient tout en moi. Tout était nouveau, tout me paraissait si magistral, si doux, fort, puissant. Une lueur qui brillait un peu trop à mes yeux aveuglés par la déception d'autrefois. Dés les premières minutes, je me suis laissée tombée de tout mon poids dans ses bras comme une vieille feuille morte se laisse glisser sur le sol. Je ne craignais plus grand-chose au stade où j'avais laissé ma vie m'échappé. Depuis ce jour, c'est comme si sans lui, je n'existais simplement plus. Et on pourrait briser mes os, arracher mes jambes, mes doigts, crever mes yeux, percer mes tympans, m'éventrer, déchirer mon c½ur, m'écorché à vif... Je pense que mon coeur continuerait à battre pour lui même si il ne restait que des miettes de moi. Dés le premier regard il m'a fait tremblée, j'ai eu des courbatures à trop l'aimer dés le premier jour. Du bonheur à l'état physique qui engourdissaient mes muscles. Le seul mouvement qui reliait nos doigts s'entrelaçant me procurait des frissons le long de mon échine. La sueur perlait le long de mon ventre, mon c½ur tambourinait contre ma poitrine et mes bras menaient un veritable combat contre l'envie de ne plus te lâcher. Ensuite, j'ai commencé à l'aimer plus profondément encore, de nouvelles sensations douloureusement divines ont commencées à envahirent mon être sans que je ne puisse rien contrôler. J'avais l'impression que mon c½ur faisait la course contre lui-même alors que mon corps ne suivait pas le rythme. Mes yeux fuyaient les siens par peur de s'y perdre. Mes jambes me portaient mal et mes joues reflétaient la moiteur de mes mains. Et le temps passait sans jamais vouloir nous rattraper... Pourtant, j'ai souvent failli le perdre. Mais à chaque fois, cette part de moi le retenait, comme si je ne pouvais pas réellement vivre sans lui.

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:21

Modifié le jeudi 01 octobre 2009 16:32

A partir du moment où tu n'as plus aucune confiance en toi, il est difficile de faire confiance aux autres.


Les tourments du passé on fuit mais j'ai bien peur qu'ils hantent encore mes nuits.

Je suis ce genre de fille à qui on ne dis pas bonjour le matin, à qui on a oublié de demander si ca va. A qui on ose plus le demander. Je suis cette fille, assise seule regardant par la fenêtre et qui cherche à comprendre pourquoi, pourquoi pas. Cette fille qui paraît invisible, inexistente. Qui quand elle est absente, personne ne s'en était rendu compte, et à son retour, personne non plus. Je suis ce prénom qu'on ne retient pas, cette tête qui ne marque pas, cette voix qui ne parle pas. Cette fille qu'on ne regarde pas. Je suis là sans réellement l'être. Une image ou un reflet. Une sourire ou une larme. Une caresse ou un coup de poing. Je suis le froid de l'hiver pour qui on préfère rester coucher pour ne pas avoir à l'affronter. Cette feuille sechée en automne sur laquelle on marche et que l'on entend craqueler sous ses pas. Je suis cette flaque d'eau dans laquelle on saute à pieds joint et qui eclabousse de partout et qui se répend en petites particules sur le sol humide. Je suis cette lueur morte au fond de mes yeux. Je n'ai plus ma place, même dans mon propre intérieur.

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Et soudain, c'est comme si le monde se redimensionnait. Comme si la terre prenait une toute autre forme sous ses doigts. Une lueur dans ses yeux qui a retracé un chemin parfois douloureux sous mes pas à force de ne plus y croire. Je l'ai regardé et c'est comme si la souffrance avait cessé d'exister. Rien qu'un instant, où j'ai pu sentir la chaleur de son souffle contre ma peau pourtant froide. Sa main a caressé mon corps comme pour le réanimer, ses lèvres qui embrassent les miennes comme pour m'apaiser, ses bras qui soignent mes plaies, ses doigts qui longent les cicatrices. Si je souris encore aujourd'hui, c'est uniquement grâce à toi. Mais tu n'as pas idée à quel point ton influence est pesante sur moi. A quel point sans toi je ne suis rien. Du haut de mes cris et de mes colères, je suis pourtant fragile. C'est la peur qui me tient dans ses griffes. Il suffirait d'un mot de toi pour me briser. Parfois, j'aimerais croire que je pourrais fermer les yeux à nouveaux et ne plus douter. J'aimerais m'endormir et ne plus me réveiller le front perlé et le corps tremblant. J'aimerais t'aimer sans les craintes qui vont avec, mais ça paraît impossible. Je suis amoureuse mais je cache mes sentiments derrière car j'ai peur que le vide en moi ne s'agrandisse une fois dévoilée.


04-07-07

Avec toi, je revis.
Toutes les personnes à qui je tenais m'ont laissées, sauf toi.
Excuses moi d'avoir peur, mais tu es le plus important de tout mes proches,
si je te perdais, toi, à quoi servirais-je?
Du début à la fin, il n'y aura que toi.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 14:31

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 08:33

Vivante de l'exterieur, morte à l'intérieur.




Il n'y a plus d'âme au fond de son être, vide d'elle-même, elle ère dans les travers du temps, à sa propre recherche même si au fond, elle n'a plus vraiment envie de se trouver. Un cailloux à la place du coeur et des épines qui ont remplacées les larmes, un goût acide qui écorche sa gorge et ses entrailles. Comme si à chaque pas, elle se décomposait lentement sans que personne ne le remarque. Sa place n'est nul autre que dans une piece obscur et désesperement vide. Ce soir et tous les autres soirs à venir, elle n'aura finalement plus jamais peur du noir. Ni des cauchemars qui la hante, plus de peur de dire au revoir car tant l'ont déjà quittés, ni de vivre ni de mourir. Son seul tourment sera ce vide qui l'a dévasté petit à petit. A force de la mâcher, elle s'est faite engloutie et rien ne reste d'elle qu'un corps paralysé et invalide. Quelconque, sans image propre, vide d'expression, vide de vie, vide de peur, vide de joie. Un corps froid et dur presque insensible à ce qui l'entour. Si seulement elle pouvait réellement être vide de sa sensibilité, elle reste ,elle, par contre. Se sentir vide sans réellement l'être. Préfèré l'être pour ne plus rien ressentire. Se convaincre de l'être en esperant le devenir à force d'y croire. Mais toujours aussi brutalement, les émotions reviennent et la tourmente, elle est vide de vie, mais pleine de desespoir, pleine de souffrance et de mélancolie. Et elle marche seule, dans l'espoir de ressentire autre chose que ce mal qui la ronge à coup de poignard à chaque fois qu'elle tente d'avancer.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 10:03

Je frôle la frénésie. Enchaînée à ma propre vie.

Et puis tout d'un coup, plus rien. Plus de voix, plus de rires qui résonnent encore la veille d'une soirée de folie passée à ses côtés. Plus rien, plus un bruit. Plus de moi. Un vide à la place des souvenirs, à la place de tout. La haine a dévasté tout ce que je pensais au moins pouvoir garder. Mais apparemment, même ça c'était trop demander. Un vide à ta place. Il s'étend comme le temps qui passe. Il s'élargit et je ne ressens plus rien. Je ne sais plus si je vais bien ou si je vais mal. Je ne sais plus comment je dois réagir. Mes jambes continuent à me porter mais à l'intérieur de moi c'est le vide qui m'a absorbé. L'impression de ne plus être, juste une ombre au milieu de la foule. Je m'aligne sur une route qui n'a pas d'espoir, je m'affiche comme ma propre bête noire. J'ai peur. J'ai tout perdu. Excepté toi. Je me suis échappée, j'ai du mal à me retrouver, il ne me reste plus que toi, surtout toi. Tu es ma seule ambition, tu es ma propre alarme qui m'annonce quand me lever le matin. Quand faire ce que le quotidien propose. Quand tout simplement respirer. Tu es comme qui dirait, celui qui fait battre mon c½ur. J'ai peur. Tout m'échappe, et pourtant je suis toujours là. La pire tragédie qui peut exister dans la vie de quelqu'un, je pense, serait de perdre toutes ces personnes qui l'ont construite, mais ma tragédie à moi, celle qui me tuerait littéralement, ce serait de te perdre. Je doute de moi, je doute de toi, je n'arrive plus à faire confiance et cette incapacité commence à me tuer. Je suis perdue et au fond du tunnel, amochée comme tombée du haut d'un immeuble et fracassée de tout les côtés. Et la seule personne que je vois au-delà, c'est toi, si tu n'étais pas là...Je n'existerais tout simplement pas. Je me sens partir, comme si mon âme me laissait elle aussi, prenait la fuite et ne laisse place qu'à la paranoïa. Je n'arrive même plus à fermer l'½il sans toi. J'ai froid même quand la température est ambiante. Je ne rêve plus, mes nuits m'angoissent et me menacent. Je suis malade de moi-même et je n'en peux plus. Je ne sais pas exactement dans quoi je tombe mais je ne m'en relèverais pas. J'ai peur que tu te sentes obligé, j'ai peur que tu te retiennes, te force pour moi, que tu n'éprouve que de la piété en me regardant. Que je ne sois plus celle que tu as aimée, voilà pourquoi je me dégrade de jour en jour. Je savais que ce manque de confiance en moi qui règne depuis longtemps ne me lâcherait pas et frapperait là où ca fait vraiment mal. Que dois-je faire ? Je ne sais plus qui je suis ni comment me retrouver. J'ai besoin d'aide mais personne ne peut m'aider. C'est en moi que tout se perd.


Marie.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 11:04

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:56

Et je ne compte plus le nombre de fois où par la douleur, je me suis laissée prendre.


Ne me dites pas que demain tout ira mieux, s'il vous plaît, je n'y crois plus. Et ne plus y croire est déjà mauvais signe. Je ne dois pas être normale. Ecorchée vive, de moi, je n'attends plus rien. Je me décompose une fois la porte fermée. Seule, je ne suis rien. Il n'y a finalement que dans son regard que je me sens être. Il n'y a que dans ses bras où je ne suis plus vide de moi. Où la chaleur de sa peau à réanimer la froideur de mon corps. Où la caresse de sa main tiède sur ma joue à consoler cette vilaine blessure qui ne cicatrise pas. Où ses doigts recréés de nouvelles sensations, emplient ce vide un instant. Où je ne crains plus ses regards et ses sourires, où je me sens en sécurité. Mais une fois seule je retombe dans ce tourbillon et l'impression de ne plus exister revient. Le vide me brûle jusqu'à la gorge et m'anéanti. Parfois, je voudrais que l'on m'arrache le coeur -du moins ce qu'il en reste-. La pire des tortures qu'il soit est celle que l'on s'inflige à soi même, sauf que moi, on me l'a infliger, et ça m'est devenu contagieux, rien ne me soignera jamais réellement de toutes ces blessures. Je suis détruite au sens propre du terme, hachée à la parole, torturée par les mots et les regards qui brûlent mes joues et engourdissent mon corps. Faible et vide j'avance difficilement pour aller je ne sais où, pour faire je ne sais quoi. Fuir, j'ai juste envie de fuir très loin de tout ça. Courir jusqu'à en faire exploser mes poumons, jusqu'à ce que mes pieds se rompent, sentir mes os craquer, se démolire physiquement, hurler enfin un cri non étouffer de douleur et de soulagement. Deux ans à tenir, encore, de calvaire, après 4ans à ramper pour ne pas céder à l'envie de tout abandonner. Mais sortirais-je vraiment indemne de toute cette merde dans laquelle je me suis noyer? L'odeur m'imprégne constament dés que je remet les pieds dans cet endroit. Je la sens de partout, comme on sentirait l'odeur de sueur d'une personne qui aurait courru à en perdre halaine, sauf qu'ici, c'est de la sueur de merde, celle qui transpire dans les mots des gens, qui transpire à travers leur regards, leurs sourires narquois, de la tête au pieds, tu la sens cette odeur, c'est celle qui te donne envie de vomir tout ce que tu n'as plus à l'interieur de toi. Pire, tu la vois. N'est-ce pas juste le fait de voir ces gens-là qui m'a détruite et m'a fait me haïr à mon tour et à ce point? Leurs yeux étaient si sombres vers moi, que lorsque je me regardais c'était leurs regards à eux qui transparaîssaient dans le miroir. Juste de les voirs. Juste de savoir. Ca me fout la trouille, la frousse, et alors, cette fatidique boule au fond du ventre, au fond de la gorge, et au creux de la poitrine me revient. J'ai l'impression de nager dans un océan rempli de requins qui grouillent et n'attendent qu'une seule et unique chose, me croquer à vif, une jambe et puis l'autre, laisser mon sang colorer cette eau dégueulasse dans laquelle ils se baignent et pissent à la fois, sans se poser de question, pour ensuite me trancher en deux et abandonner ce qu'il reste de mon corps mou et déchiqueté en milles "morceaux". Je me suis habituée à ne pas m'aimer. Ca m'est devenu normal enfaite. Tout me touche trop, tout me démolli trop. En un rien je craque à présent. Je suis foutue, bousillée. Pourtant il y'a d'autres personnes qui souffrent bien plus que moi. Mais je ne peux pas nier ce qui règne en moi. J'ai essayer d'oublier, de mettre de côté, de faire semblant pour ne plus pleurer. C'est devenu trop dur. Je n'ai plus la force de répondre "oui, je vais bien" juste envie de leur dire qu'ils arrêtent avec cette sois disante formule de politesse qui fait bien trop clichée quand on devine les intentions de la plus part des personnes qui s'en "inquiètent". Que j'aille bien ou mal, ça change quoi? Rien du tout. Mais lorsque je suis avec lui, tout me paraît meilleur, moins dur, plus vivable. J'ai l'impression de respirer réellement, de vivre tout simplement. Je ne dois plus me battre ni lutter, je dois juste me laisser aller, être comme je suis et je dois avouer que de me retrouver est devenu quelque chose de très dur, plus le temps passe, plus j'ai des difficultés à me comporter comme je suis réellement, car je ne sais plus qui je suis.. Il me fait cependant aller mieux malgré tout. Je ne me vois plus sans lui enfaite. Il est arrivé en plein dedans, comme une corde qu'on me lance pour sortir du puit, comme une main qu'on me tend non pas pour me planter par la suite, mais vraiment pour me relever. Il a fait de moi une rescapée, sa rescapée. Sans lui, je ne vis plus. Je ne respire plus. J'échoue à nouveau. Sans lui, j'ai l'impression d'être enfermée dans une pièce noir, d'être punie pour ce que je suis, qu'on me tient à l'écart car je ne mérite pas ce à quoi les autres ont droit. Je me sens intrus, tâche noir au milieu du blanc tout propre. Je suis cette musique que l'on n'écoute pas car elle sonne fausse et qu'on ne comprend pas ses paroles. Je suis cette fille un peu trop timide et trop reservée au premier abord, peu sociable, qui se sent souvent mal à l'aise, pas la bienvenue, et pourtant, que mes deux perles rares en soit témoin, je ne suis pas comme ça en dehors de tout ça, j'ai crée ma propre coquille pour être à l'abri des autres et de moi, mais la seule chose que je n'avais pas prévue, c'est quelle grandit avec moi, se forge dans ma peau, et commence à me posséder. Des coups de marteaux à la place des battements de coeur, sous ma poitrine l'impression d'être un monstre que l'on nourrit pour son propre désastre. Comment est-ce possible d'en arriver à dire des choses pareilles à 16ans? Je ne sais même pas d'où sors tout cela. Je n'ose même pas me relire.

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 08:04

Modifié le lundi 14 septembre 2009 10:10

Tant qu'on respire encore.. Le reste importe peu, n'est-ce pas?

Il n'y a plus personne autour de moi. Plus personne que j'apperçois et qui me vois. Tout cela m'est devenu égal, invisible. Il n'y a rien. Du vide, que du vide qui martèle ce creux en moi. Oublier ce qui fait mal, oublier ce qui fait du bien, et rester là, en apné le temps d'une vie. Ne plus oser respirer de peur d'etouffer du manque, de l'absence. De peur d'hurler un peu trop fort. Je suis cette fille morte, discrète, et solitaire. Cette carcasse d'os interte qui ne réagit plus mais qui est supposée vivre encore. Sous cette chair intacte qui ne représente rien aux yeux de tous, aveuglés par l'apparence, mon âme rouille. J'ai cette chose en moi, comme devenue une doublure de ma propre personne, qui me crie que rien n'ira jamais bien ou mieux. Qu'elle sera là quand j'irais bien, pour me faire trébucher quand j'essayerais d'aller de l'avant. Elle est présente chaque jour, parfois elle s'assoupit un peu, elle a besoin de dormir, car faire du mal et ressentire ce mal, ça demande du repos, pour que la prochaine fois soit plus douloureuse que la précedente. Alors parfois je l'oublie, je sais que je ne vais pas bien, mais je souri d'être ici, d'être là, et d'y survivre. Puis, le résonnement de mes rires la reveille, c'est comme une vague, une tempète qui s'accage tout sur son passage et qui ne me laisse que des débris, des morceaux de joie disparus, envolés, un peu partout sous mes pieds. J'ai cette chose en moi, qui ne lâche pas prise. Qui quand je vais bien, me parle tout bas et me chuchote au creux de mon estomac que ça ne durera pas. Le soir venu, il n'y a que mes draps pouru éponger le ras de marrez qui me submerge. Inondée le matin, le soir, la journée, recouverte de la tête aux pieds. Chacune de mes larmes fait l'effet d'une lame de rasoir, je la sens qui dégouline doublée par ses pareils, je les sens qui griffent mon visage, elles sont devenues si acides, si chaudes lorsqu'elles glissent sur cette peau glacée et abîmée. Je ressens encore cette sensation, j'y survivrais alors. Il paraît que la douleur moral ne vaux rien à côté de la douleur physique. Car la douleur moral il paraît qu'on la choisis? Pourtant je n'ai rien demandé, mais il paraît que la douleur physique, on ne l'a choisis pas, qu'on la subit. Au contraire, je préferais mille fois ressentire la douleur moral en coups de poing plutôt que de la ressentire au plus profond de moi, elle transparaît, ne laisse pas de traces à part des déchirures et un vide qui nous consume jour après jour, nuit après nuit. Elle nous rend amère et triste. Alors que la douleur physique, elle, ne nous abîme que physiquement. De toute façon, elles se rejoignent, et mon Dieu, que ça fait mal. Un jour ou l'autre, on se lassera de moi, de ce que je dis, de ce que je pense, ressens, et là je pourrais dire que je meurs seule et vivante à la fois. N'est-ce pas déjà presque le cas?

# Posté le jeudi 27 août 2009 07:49

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 08:08

Marquée au fer rouge par la vie. Le néant s'éffondre en moi. Vide, je sonne creux, à l'interieur. Tel un saut en parachute où l'on ne remet jamais les pieds à terre.

Marquée au fer rouge par la vie. Le néant s'éffondre en moi. Vide, je sonne creux, à l'interieur. Tel un saut en parachute où l'on ne remet jamais les pieds à terre.
Enfaite je ne suis probablement pas normalement constituée mentalement. Ou alors je suis simplement mal accordée, ou je m'accorde mal moi-même. Je fonctionne à l'envers ou me met de travers. La tête dans le vide le plus complet et les pieds dans les nuages, je perds l'équilibre et je crois m'être perdue en chemin. Je dois sans doute être comme ça depuis toujours. Je ne me souviens plus de quand cela remonte. Certaine sensations chez une personne, bonnes ou mauvaises, sont indéchiffrables, incompréhensibles, et sont pourtant là depuis toujours et ne nous quittent jamais. Elles nous habitent constamment même si parfois elles se taisent le temps d'une courte pause. Et je n'avais plus la force de me coller ce faux sourire exaspérant au bord des lèvres, ni de l'infliger aux autres. Je n'avais même plus la force de faire semblant. Après tout, autant laisser la souffrance de côté, sans pour autant la masquer. Avancer en essayant de placer un pied devant l'autre sans flancher. Je n'avais plus envie de me battre contre ce qui me tuait littéralement. Enfaite, je crois que je n'avais plus envie d'exister tout court. Je me barrais le chemin avant même de l'avoir trouvé, parce que je ne voulais pas y mettre les pieds. Je n'ai jamais su pourquoi, ce refus de profiter de la vie s'agitait en moi. Je ne comprends toujours pas d'ailleurs. J'ai arrêté d'y penser, cesser de vouloir comprendre. C'est comme si je marchais en permanence sur un chemin verglacé un soir de printemps, un soir d'été, d'automne, d'hiver. Chaque soir, je glisse à travers chacun de mes pas, je trébuche et me laisse gisez sur ma propre douleur, sans trouver la force de me relever. Et lorsque je me relève enfin, c'est un corps malade qui titube malgré moi. Plus j'avance, plus je dégringole et me dérobe. J'aurais voulu être optimiste, mais tout espoir sonne comme un mensonge dans ma bouche.

# Posté le samedi 22 août 2009 19:03

Modifié le mercredi 26 août 2009 18:47

On était pas si différent toi et moi, on avait tous les deux cette putain d'envie de crever qui brulait tout au fond d'nous. Ce putain de mal être qui te broie le coeur à effet boomerang. Tout s'agite et tout fout le camp à même le vent, on s'envoie en l'air et tout ça le sourire aux lèvres. La tête en arrière et le coeur en avant, j'ai au moins pris pour cent ans. A vouloir en faire trop il ne nous reste plus rien. A aimer trop, on aime plus rien. Les déceptions c'est comme des coups de marteaux, t'enfonce le clou profondément et puis il rouille à l'interieur, dans la plaie c'est sa marque qui transparaît, mais elle ne s'arrête jamais de saigner. C'est là où malheureusement tout commence que tout fini. Un début ahurissant avec des milliers d'espoirs et de papillonements, une fin si brusque, si écrasante. Mon coeur en morceaux au dessus de ta tête, mon Dieu priez pour que tout s'arrête. [Marie]

  On était pas si différent toi et moi, on avait tous les deux cette putain d'envie de crever qui brulait tout au fond d'nous. Ce putain de mal être qui te broie le coeur à effet boomerang. Tout s'agite et tout fout le camp à même le vent,  on s'envoie en l'air et tout ça le sourire aux lèvres. La tête en arrière et le coeur en avant, j'ai au moins pris pour cent ans. A vouloir en faire trop il ne nous reste plus rien. A aimer trop, on aime plus rien. Les déceptions c'est comme des coups de marteaux, t'enfonce le clou profondément et puis il rouille à l'interieur, dans la plaie c'est sa marque qui transparaît, mais elle ne s'arrête jamais de saigner. C'est  là où malheureusement tout commence que tout fini. Un début ahurissant avec des milliers d'espoirs et de papillonements, une fin si brusque, si écrasante. Mon coeur en morceaux au dessus de ta tête, mon Dieu priez pour que tout s'arrête.  [Marie]

Je regarde ces gens qui se promènent dans les rues de la ville sans se poser de question, d'un pas décidé, ils vont de l'avant d'un air assuré. Ils se bousculent, pressés de mettre les pieds quelque part. Découvrir et sentir de nouvelles saveurs. Ils veulent profiter de ce que leur offre la vie. Moi, autour de ces gens, je ne suis qu'une ombre et je reste seule au milieu de la foule. L'impression de ne pas exister et de n'être qu'une tâche. Ils savent où aller, je les vois avancer alors que moi, j'ai beau marcher, je ne vais nulle part. Mes pas sont transparents. Je n'ai plus d'envie. Je me regarde dans le miroir, le seul sentiment qui me parcoure n'est que le dégout de moi-même. Mon reflet est comme une gifle en pleine figure. Je ne vois rien d'autre qu'une image floue de moi. Un brouillon inachevé, une rature et qui par-dessus tout, ne sert à rien. Je tombe dans un tourbillon qui me rend malade. Et je m'en vais la rage au ventre, sans revenir je dis Adieu à ces souvenirs qui me hantent. Persuadée que demain sera pire qu'aujourd'hui, j'affiche un beau sourire qui me fait souffrir à travers mes pas. Est-ce que j'existe ou n'est-ce qu'une image de moi que j'anime pour avoir l'air la plus naturelle possible? Ne me dites plus que ça ira mieux, lorsque l'on a arrêté d'y croire, il impossible de sourire à nouveau.

[Marie]

# Posté le samedi 15 août 2009 13:56

Modifié le vendredi 21 août 2009 08:09

Je broie ma vie comme on mâche un chewing gum vide de goût.



J'ai été aveugle. C'est l'effet qu'on les beaux sentiments en général, ils nous rendent la vue trouble. Aujourd'hui, j'ouvre les yeux. Je ne me laisserais plus marcher dessus. Je ne me laisserais plus piétiner, par personne. Je raye cette partie de moi, ce qui fait que je m'attache aux autres si facilement. Comme on dit, s'attacher à quelqu'un, c'est lui permettre de nous détruire. Il n'y a pas plus vrai comme citation. Je hais les gens qui m'entourent. Je me hais de ne pas avoir su reconnaître le faux du réel. Ceux qui ont voulu être là et qui tenaient réellement à moi, contrairement à ceux qui n'étaient que de passage, le temps qu'on avait besoin de moi. Aujourd'hui, je réalise que tout le monde est pareil. On croit connaître quelqu'un, et on tombe, et quand on tombe, ce n'est jamais de bas. Ca fait toujours très mal, de s'être trompé autant sur ce que l'on pensait. Enfaite, l'amitié n'a pas d'âge, que des preuves. L'amitié n'a pas de temps, elle ne se calcule pas, mais se voit par des petites attentions qutodiennes. Je comprends désormais la différence, et aujourd'hui, je peux dire que je grandirais des coups durs que l'on m'a fais. Aujourd'hui, j'ouvre les yeux, je ne laisserais plus personne entrer dans ma vie aussi vite, et je ne pardonnerais plus. J'ai envie d'hurler, de m'arracher les cheveux, de courir, remplir mes poumons d'air,respirer le vent à la vitesse de mes pas, j'ai envie que tout s'envole avec l'air, jusqu'à étouffer toute cette haine, j'ai envie de tout oublié. De recommencer à zéro. Mais comment recommencer à zéro quand nous nous trouvons à moins mille, si bas dans la douleur qu'il est impossible de recommencer, juste de continuer ? Je suis forte. Je ne pleure pas. Plus. Je ne pleure plus.


J'étoufferais ma souffrance dans mes plus grands silences.

# Posté le samedi 01 août 2009 10:15

Modifié le samedi 22 août 2009 19:17