Aujourd'hui, ce n'est plus possible de sourire en pensant à toi.

Souvent, j'ai eu peur d'y croire, j'avais surtout peur de ressentir cette sensation d'espoir qui s'envolerait une fois de plus, j'avais trop peur de m'y reprendre, de ressentir cette lueur qui ne trompe pas sur le visage d'un Homme, cette lueur qui veut tout dire, que oui, tu y crois encore...Et puis tu te réveil, et tu regarde par ta fenêtre, tu vois le ciel gris même si le soleil est bien là, tu regarde mais tu ne la* vois pas. Des milliers d'espoirs qui partent en fumées, des milliers de rêves auxquels t'essayais de te raccrochés, des milliers et des milliers d'espoirs à attendre impatiemment, à se ronger les ongles. Comme si l'attente des ses longues années n'avaient pas existé, que c'était oublié, qu'aujourd'hui c'était fini, tu la reverais. Et puis, tu penches la tête, et t'as l'impression de dégringoler une centaine d'escaliers, de tomber du haut du 100ème étages d'un immeuble. Bref, t'as l'impression de te casser la gueule une nouvelle fois, et tu te ramasses à la figure tous ces faux espoirs qui n'ont fait que nourir ta peine. Elle n'est pas là. Des nuits à sangloter son retour. Des photos retrouvées, une musique écoutée, tous ces moments du passé qui ont suffit à lui faire retrouver tous ses traits d'autrefois que je pensais avoir définitivement oublié. Lorsque j'entends parler de toi, c'est comme si on sortait la lâme éguisée et qu'on s'amusait à triturer cette plaie qui reste ouverte t'attendant toujours et encore, indéfiniment, malgré moi. J'ai fermé les yeux trop de fois, m'empéchant d'y penser. Pourtant à l'intérieur de moi, il n'y avait que ça, la moindre partie de moi, le moindre de mes membres te réclamaient. Mais j'ai levé la tête, j'ai souris trop fort, je me suis forcée à faire bonne figure. Et aujourd'hui, que reste t-il de moi? Un visage pâle, un regard vide, un rire cassé et une voix sans langage. Des multitudes d'incompréhensions, une faute que je me suis rejetée, un malaise permanant, une douleur qui me brûle et m'écorche. Je me suis menti à moi même et aujourd'hui je ne me retrouve plus. Et cette blessure, cette plaie qui ne veut plus se refermer, qui ne veut pas t'oublier, c'est elle qui hurle ton nom chaque soir quand je m'étouffe dans les cris de mes silences, quand je m'oublie dans la noirceur et que par un simple clignement de cil, je ferme les paupières et m'autorise enfin à penser à toi et à avouer, oui, j'en crêve toujours et je souffre de ton absence, tu me manques et je n'arrive pas à t'effacer, même si en moi tout le voudrait. Parce que j'ai compris que te récuperer ne serait plus possible. En te perdant c'est comme si je m'étais perdue. Du jour où tu es partie, je ne suis jamais revenue. Mon âme à beau courir après toi, tu as une longueur d'avance et je ne suis pas assez forte.

# Gepost op maandag 07 december 2009, 11u49

Parce qu'il y'a des choses qui ne s'oublient pas! Il y'a cette mélodie qui me berce et m'apaise, quand toi tu n'es plus là.


Me croirais tu si je te disais que tout allait bien? Que la peur s'en est allé, que l'angoisse m'a abandonné, et que je ne ressens plus la moindre douleur? Me croirais-tu si je te disais que j'ai belle et bien guérris de toi? Que je me suis définitivement relever? Ecroulée sous tes pas lorsque tu m'as dis cette toute dernière fois, ton ultime au revoir. Je sentais dans ta voix un Adieu. Sans l'ombre d'un remord, tu es partie, et un morceau de moi t'as suivi et ne reviendra pas. Tout comme toi. Les promesses ne comptent plus, il ne reste que de la poussière à présent. Et un peu de haine aussi. Il y'a des douleurs dont on ne se remet jamais, on survit tous à la souffrance, mais il y'a quelque chose en nous qui se brise pour toujours, comme nos rêves par exemple. Lorsqu'on souris, on ne souris plus vraiment. Lorsque l'on rit, il y'a cette joie authentique et unique que l'on n'entend plus résonner. Il y'a cette fausse note dans tous nos gestes qui marque l'absence, la blessure, la non-cicatrisation. Aujourd'hui quand j'ai mal, il n'y à qu'à toi que je pense. Et toi...Tu dois m'avoir oublié. C'est horrible, cette sensation permanente de se lever et de se coucher avec ce goût amer et cette froideur qui me glace les os et le sang lorsque je pense à toi. La solitude a pris ta place et rien ne me comble depuis toute ces années. La confiance est partie en même temps que toi. Et mes rêves dégoulinent le long de mes joues chaque soir quand ton absence devient trop lourde à supporter. Je me bats sans force pour t'oublier, car il y'a des jours où l'on perd toute l'envie de lutter contre l'imbattable. Car je ne peut pas vaincre mon âme qui t'appelle constament. Car je ne peux pas t'oublier, même si mon corps et mon coeur en crèvent d'envie. Parce que la blessure est trop profonde et que la plaie est beaucoup trop ouverte, elle s'écarte chaque fois un peu plus, je ne pourrais jamais tirer un trait sur tout ça. Parce qu'il y'a des souvenirs pour lesquels on donnerait tout, juste pour pouvoir les effacer et ne plus y penser, mais rien ne s'oublie et il faut vivre et souffrir avec. Parce que tu étais comme une deuxieme maman pour moi, malgré toute cette haine et cette amertume qui me pique quand j'entends ton nom, je me sentirais toujours reconnaissante envers toi. Parce que je t'aime mais que ça ne suffit pas.

Ecorchée aux souvenirs et par cette absence qui me tue à petit feu, je m'asphyxie à la vie sans toi.


# Gepost op woensdag 25 november 2009, 10u29

Aimer au dela de la mort

Mais dans son souffle, il y'avait autre chose. Quelque chose qui ne taisait pas ses craintes, au contraire, je pouvais entendre hurler son corps entier et son coeur sombrer. Un son mort et sans vie qui souffrait en silence, mais dans cette ténébreuse agonie, on y voyait l'horreur de sa vie qui reflétait dans son regard assombri. C'était cette nuit, alors qu'elle était sortie sans faire le moindre bruit, il n'y avait plus de traces sous ses pas, et le sang ne passait plus dans ses veines. Elle déhambulait seule dans l'obscurité, cherchant l'être qu'elle avait tant aimé. Mais elle ne trouvait personne. Elle criait tard dans la nuit, elle courrait en cherchant du regard celui qui pouvait permettre à son coeur de rebattre. Mais il n'était pas là. A aucun coin de rue, elle ne croisait son chemin. Pourtant, elle imaginait son image, et la seule parcelle de son souvenir lui tirait un sourire douloureusement doux sur ses lèvres..Quand elle eut compris qu'il ne viendrait plus, elle s'asseyait sous cet arbre où il se sont tant aimé autrefois. Et elle souriait, rien de plus. Elle souriait, et elle sentait une douce chaleur humide traverser son visage et transpercer son âme. Le vent soufflait et caressait sa peau, comme du satin, elle idéalisait la main de son prince, qui n'était toujours pas revenu lui porter secours. Un court instant, elle se sentait proche de lui et elle se sentait à nouveau en vie. Son absence l'avait tuée, mais dans ses silences, elle l'entendait chanter et cela lui permettait d'exister. Dans sa démarche, ce n'était pas ses jambes qui la portait, ce n'était pas non plus le souffle du vent, c'était lui, son souvenir qui l'animait et qui la tenait en vie. Son existence n'avait de vie que dans le souvenir de l'amour. Elle s'endormait paisiblement sous cet arbre, et n'ouvrait plus les yeux, elle ne voulait comme dernier moment vécu que ce rêve douloureux qui la berçait. Elle se laissait porter comme elle le faisait autrefois dans ses bras, et elle sombrait lentement, le rejoindre, son tendre amant.

# Gepost op woensdag 18 november 2009, 14u28

Parfois, je voudrais encore être naïve et croire qu'une personne se remplace facilement avec une autre.


Et puis un jour on ouvre les yeux, le soleil brûe notre figure car nos larmes de la veille n'ont toujours pas séchées. On se réveil doucement, et tout flanche. On se rend compte que nos craintes de la veille n'étaient pas un cauchemar mais bien réelles. Nos yeux s'ecarquillent et on en vient à se demander pourquoi, pourquoi toujours nous, pourquoi avoir été ce/cette con/nne qui n'a pas su dire non, qui a été trop gentil/le. L'amitié au fond de nous, est-ce que cela existe vraiment? Les trahisons sont trop tentantes pour les laisser pourrir sur le bas côté pour une simple promesse de toujours. Elles nous abîment, nous achèvent. Mais l'avantage d'être trahis à mainte reprises, c'est qu'on en devient toujours plus lucide. Qu'à un certain stade de la deception, plus rien ne peut entrer dans nos vies et foutre le bordel comme cela lui chante. Plus rien ne peut entrer, mais pourtant tout peut encore nous atteindre. Les portes se referment, mais le coeur lui, toujours trop lourd et déchiré, ne ferme pas les vannes et continue de couler. Au contraire, nos larmes deviennent tout ce qu'il nous reste. En perdant la confiance, je n'ai récolter que des pleurs, des craintes, des nuits à me tordre sous mes draps et à supplier qu'elle(il) me revienne, mais elle(il) n'est jamais revenue. A force de ne plus y croire, j'ai fini par tout perdre et c'était peut être ca, la seule solution. La lucidité m'a retiré toute confiance, mais elle m'a laissé ces souvenirs qui ne sont finalement qu'imposture, mais qui ont représentés toute mon existence. Dois-je comprendre alors que je ne suis qu'un mensonge? Une manipulation demasquée? Mon existence s'arrête-t-elle ici? Je n'aurais même pas fait la moitié du chemin, qu'aujourd'hui, je ne vaux plus rien. Et puis, j'ouvre à nouveau les yeux, d'une giffle qui claque trop fort, toujours le visage trempé. Mais ce n'est pas moi qui sort du sommeil, on me réveil de force. Et je les vois, eux, ceux qui ont toujours été là, lui, elles, ceux qui ont fait de moi une ultime rescapée, de condamnée à vie, je suis passée à la fille qui n'était pas seule, mais qui se croyait seule. Les déceptions engendrent l'oubli des anges qui ont toujours été là, mais que nous ne voyions plus, vue troublée par la haine et la rancoeur. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus penser à tous ces gens qui n'ont pour but que de nous détruire, de nous achever, sans raison ou par jalousie. Aujourd'hui, j'ai décidé d'essayer. Parce qu'au fond, ça fait toujours mal. Après des années, mon coeur n'a jamais cicatrisé, n'a jamais retrouvé sa sonnorité d'autrefois. Mais ils* ont réussi à lui donner un nouveau rhytme. Et c'est sans doute ça le principal.

Regarder autour de soi et se rendre finalement compte, qu'on n'est pas seul mais qu'ils ne sont plus là.


# Gepost op woensdag 18 november 2009, 06u12

Ne sait pas quand ce blog reprendra.

J'avais son coeur entre mes mains mais aujourd'hui je n'ai plus rien.

J'ai cette photo entre les mains. Je la tourne et la retourne dans tous les sens, les bouts sont cornés maintenant. Je vois ses yeux, sa bouche, ses douces lèvres que j'ai tant aimé embrasser, son petit nez retroussé, un bout de ses oreilles qui dépasse de sa chevelure dorée. Et là, je me dis : mais quel con. Quel con je suis. Je suis là, assis dans mon canapé, les mains serrées contre mes tempes comme pour ne plus m'entendre. Je ne pleure pas mais je sens qu'à l'intérieur ça sonne creux, et ça fait mal. Mais quel con. Elle était là, il y'a 3 mois de ça, devant moi à la gare, à pleurer et à tordre mon t-shirt me suppliant de ne pas partir, et moi, j'ai pris le premier train en direction de Bruxelles et je ne suis jamais revenu. Je n'ai même pas pris la peine de passer le moindre appel, et une tonne de messages m'attendaient déjà dans ma messagerie.

A mon grand étonnement, je n'ai pas encore profité de ma nouvelle vie de célibataire. Je n'en ai aucune envie. Je ne suis pas déprimé, enfaite je ne suis rien en ce moment. Quand mes potes me demandent par habitude si ça va, et que je leur réponds, toujours par habitude, ouais ca va et toi, je ris rien qu'à entendre le son de ma voix, monotone et lasse. Ca doit faire 5 mois environs que je ne me suis plus vraiment posé la question, de savoir comment j'allais réellement. J'ai l'impression d'avoir perdu les émotions et les humeurs. En quittant Cécile, j'ai peut être perdu tout ce qu'un être humain pouvait ressentir. Et j'ai le sentiment que je ne retrouverais rien de tout ça auprès des autres femmes.

5 mois se sont écoulés depuis notre rupture. 5 mois que je n'ai plus vu son visage, que je ne l'ai plus touché. Que son odeur à disparu de mes draps. Que ses sacs n'encombrent plus ma chambre. Que ses soutiens gorges ne traînent plus sur mon bureau. 5 mois. Que je ne sens plus sa peau me coller le soir lorsque je lui tourne le dos. Autant de mois, sans entendre le son de son rire. 5 mois que je ne retrouve plus ses vieilles chaussettes sales en dessous de mon matelas. Pfff. Et 5 mois que je ne l'entends plus râler à propos de son poids. Alors ça, jamais je n'aurais pu deviner que ca me manquerait ! Et ça fait 3 mois déjà qu'elle a arrêté de me laisser des messages vocaux. Elles qui détestait le téléphone. On ne s'appelait jamais. Et pourtant, maintenant que je l'ai quitté, elle n'a pas arrêté pendant 2 mois, au départ ça m'ennuyait, et maintenant, ça me manque. Car quand j'écoutais ses messages, j'avais surtout l'impression d'être en vacances, loin d'elle pendant un moment, chacun de son côté. Je n'écoutais pas ses pleurs et ses regrets, j'entendais sa voix et ca me plaisais. Et au bout de 5 mois, je n'ai toujours pas compris que je l'ai bel et bien quitté et que je ne l'ai plus revue depuis ce jour.

# Gepost op woensdag 21 oktober 2009, 12u50

Gewijzigd op dinsdag 10 november 2009, 17u27

Et si un jour tu m'oublie, souviens toi juste que tu aura été toute ma vie.



Et ce contact chaud et douloureux à la fois, entre lui et moi, a permis au sang de recouler dans mes veines. De ses doigts guérisseurs, caressant mon corps inerte, il a réappris les mouvements à mon être. Du bout de ses doigts, il m'a en quelque sorte sauvée. J'étais infirme jusqu'à ce que je le rencontre. Le goût de ses lèvres a redonné un court instant l'espoir que tout n'était pas vain. Une saveur sucrée qui recolorait l'obscurité dans laquelle baignait ma tête. Il a fait de ce loup perdu et solitaire que j'étais, une âme qui pouvait à nouveau ressentir autre sensation que haine. Incompréhension et chaleur étaient les premières impressions qui résonnaient tout en moi. Tout était nouveau, tout me paraissait si magistral, si doux, fort, puissant. Une lueur qui brillait un peu trop à mes yeux aveuglés par la déception d'autrefois. Dés les premières minutes, je me suis laissée tombée de tout mon poids dans ses bras comme une vieille feuille morte se laisse glisser sur le sol. Je ne craignais plus grand-chose au stade où j'avais laissé ma vie m'échappé. Depuis ce jour, c'est comme si sans lui, je n'existais simplement plus. Et on pourrait briser mes os, arracher mes jambes, mes doigts, crever mes yeux, percer mes tympans, m'éventrer, déchirer mon c½ur, m'écorché à vif... Je pense que mon coeur continuerait à battre pour lui même si il ne restait que des miettes de moi. Dés le premier regard il m'a fait tremblée, j'ai eu des courbatures à trop l'aimer dés le premier jour. Du bonheur à l'état physique qui engourdissaient mes muscles. Le seul mouvement qui reliait nos doigts s'entrelaçant me procurait des frissons le long de mon échine. La sueur perlait le long de mon ventre, mon c½ur tambourinait contre ma poitrine et mes bras menaient un veritable combat contre l'envie de ne plus te lâcher. Ensuite, j'ai commencé à l'aimer plus profondément encore, de nouvelles sensations douloureusement divines ont commencées à envahirent mon être sans que je ne puisse rien contrôler. J'avais l'impression que mon c½ur faisait la course contre lui-même alors que mon corps ne suivait pas le rythme. Mes yeux fuyaient les siens par peur de s'y perdre. Mes jambes me portaient mal et mes joues reflétaient la moiteur de mes mains. Et le temps passait sans jamais vouloir nous rattraper... Pourtant, j'ai souvent failli le perdre. Mais à chaque fois, cette part de moi le retenait, comme si je ne pouvais pas réellement vivre sans lui.

# Gepost op donderdag 01 oktober 2009, 16u21

Gewijzigd op donderdag 01 oktober 2009, 16u32

A partir du moment où tu n'as plus aucune confiance en toi, il est difficile de faire confiance aux autres.


Les tourments du passé on fuit mais j'ai bien peur qu'ils hantent encore mes nuits.

Je suis ce genre de fille à qui on ne dis pas bonjour le matin, à qui on a oublié de demander si ca va. A qui on ose plus le demander. Je suis cette fille, assise seule regardant par la fenêtre et qui cherche à comprendre pourquoi, pourquoi pas. Cette fille qui paraît invisible, inexistente. Qui quand elle est absente, personne ne s'en était rendu compte, et à son retour, personne non plus. Je suis ce prénom qu'on ne retient pas, cette tête qui ne marque pas, cette voix qui ne parle pas. Cette fille qu'on ne regarde pas. Je suis là sans réellement l'être. Une image ou un reflet. Une sourire ou une larme. Une caresse ou un coup de poing. Je suis le froid de l'hiver pour qui on préfère rester coucher pour ne pas avoir à l'affronter. Cette feuille sechée en automne sur laquelle on marche et que l'on entend craqueler sous ses pas. Je suis cette flaque d'eau dans laquelle on saute à pieds joint et qui eclabousse de partout et qui se répend en petites particules sur le sol humide. Je suis cette lueur morte au fond de mes yeux. Je n'ai plus ma place, même dans mon propre intérieur.

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Et soudain, c'est comme si le monde se redimensionnait. Comme si la terre prenait une toute autre forme sous ses doigts. Une lueur dans ses yeux qui a retracé un chemin parfois douloureux sous mes pas à force de ne plus y croire. Je l'ai regardé et c'est comme si la souffrance avait cessé d'exister. Rien qu'un instant, où j'ai pu sentir la chaleur de son souffle contre ma peau pourtant froide. Sa main a caressé mon corps comme pour le réanimer, ses lèvres qui embrassent les miennes comme pour m'apaiser, ses bras qui soignent mes plaies, ses doigts qui longent les cicatrices. Si je souris encore aujourd'hui, c'est uniquement grâce à toi. Mais tu n'as pas idée à quel point ton influence est pesante sur moi. A quel point sans toi je ne suis rien. Du haut de mes cris et de mes colères, je suis pourtant fragile. C'est la peur qui me tient dans ses griffes. Il suffirait d'un mot de toi pour me briser. Parfois, j'aimerais croire que je pourrais fermer les yeux à nouveaux et ne plus douter. J'aimerais m'endormir et ne plus me réveiller le front perlé et le corps tremblant. J'aimerais t'aimer sans les craintes qui vont avec, mais ça paraît impossible. Je suis amoureuse mais je cache mes sentiments derrière car j'ai peur que le vide en moi ne s'agrandisse une fois dévoilée.


04-07-07

Avec toi, je revis.
Toutes les personnes à qui je tenais m'ont laissées, sauf toi.
Excuses moi d'avoir peur, mais tu es le plus important de tout mes proches,
si je te perdais, toi, à quoi servirais-je?
Du début à la fin, il n'y aura que toi.

# Gepost op maandag 28 september 2009, 14u31

Gewijzigd op woensdag 30 september 2009, 08u33

Vivante de l'exterieur, morte à l'intérieur.




Il n'y a plus d'âme au fond de son être, vide d'elle-même, elle ère dans les travers du temps, à sa propre recherche même si au fond, elle n'a plus vraiment envie de se trouver. Un cailloux à la place du coeur et des épines qui ont remplacées les larmes, un goût acide qui écorche sa gorge et ses entrailles. Comme si à chaque pas, elle se décomposait lentement sans que personne ne le remarque. Sa place n'est nul autre que dans une piece obscur et désesperement vide. Ce soir et tous les autres soirs à venir, elle n'aura finalement plus jamais peur du noir. Ni des cauchemars qui la hante, plus de peur de dire au revoir car tant l'ont déjà quittés, ni de vivre ni de mourir. Son seul tourment sera ce vide qui l'a dévasté petit à petit. A force de la mâcher, elle s'est faite engloutie et rien ne reste d'elle qu'un corps paralysé et invalide. Quelconque, sans image propre, vide d'expression, vide de vie, vide de peur, vide de joie. Un corps froid et dur presque insensible à ce qui l'entour. Si seulement elle pouvait réellement être vide de sa sensibilité, elle reste ,elle, par contre. Se sentir vide sans réellement l'être. Préfèré l'être pour ne plus rien ressentire. Se convaincre de l'être en esperant le devenir à force d'y croire. Mais toujours aussi brutalement, les émotions reviennent et la tourmente, elle est vide de vie, mais pleine de desespoir, pleine de souffrance et de mélancolie. Et elle marche seule, dans l'espoir de ressentire autre chose que ce mal qui la ronge à coup de poignard à chaque fois qu'elle tente d'avancer.

# Gepost op woensdag 23 september 2009, 10u03

Je frôle la frénésie. Enchaînée à ma propre vie.

Et puis tout d'un coup, plus rien. Plus de voix, plus de rires qui résonnent encore la veille d'une soirée de folie passée à ses côtés. Plus rien, plus un bruit. Plus de moi. Un vide à la place des souvenirs, à la place de tout. La haine a dévasté tout ce que je pensais au moins pouvoir garder. Mais apparemment, même ça c'était trop demander. Un vide à ta place. Il s'étend comme le temps qui passe. Il s'élargit et je ne ressens plus rien. Je ne sais plus si je vais bien ou si je vais mal. Je ne sais plus comment je dois réagir. Mes jambes continuent à me porter mais à l'intérieur de moi c'est le vide qui m'a absorbé. L'impression de ne plus être, juste une ombre au milieu de la foule. Je m'aligne sur une route qui n'a pas d'espoir, je m'affiche comme ma propre bête noire. J'ai peur. J'ai tout perdu. Excepté toi. Je me suis échappée, j'ai du mal à me retrouver, il ne me reste plus que toi, surtout toi. Tu es ma seule ambition, tu es ma propre alarme qui m'annonce quand me lever le matin. Quand faire ce que le quotidien propose. Quand tout simplement respirer. Tu es comme qui dirait, celui qui fait battre mon c½ur. J'ai peur. Tout m'échappe, et pourtant je suis toujours là. La pire tragédie qui peut exister dans la vie de quelqu'un, je pense, serait de perdre toutes ces personnes qui l'ont construite, mais ma tragédie à moi, celle qui me tuerait littéralement, ce serait de te perdre. Je doute de moi, je doute de toi, je n'arrive plus à faire confiance et cette incapacité commence à me tuer. Je suis perdue et au fond du tunnel, amochée comme tombée du haut d'un immeuble et fracassée de tout les côtés. Et la seule personne que je vois au-delà, c'est toi, si tu n'étais pas là...Je n'existerais tout simplement pas. Je me sens partir, comme si mon âme me laissait elle aussi, prenait la fuite et ne laisse place qu'à la paranoïa. Je n'arrive même plus à fermer l'½il sans toi. J'ai froid même quand la température est ambiante. Je ne rêve plus, mes nuits m'angoissent et me menacent. Je suis malade de moi-même et je n'en peux plus. Je ne sais pas exactement dans quoi je tombe mais je ne m'en relèverais pas. J'ai peur que tu te sentes obligé, j'ai peur que tu te retiennes, te force pour moi, que tu n'éprouve que de la piété en me regardant. Que je ne sois plus celle que tu as aimée, voilà pourquoi je me dégrade de jour en jour. Je savais que ce manque de confiance en moi qui règne depuis longtemps ne me lâcherait pas et frapperait là où ca fait vraiment mal. Que dois-je faire ? Je ne sais plus qui je suis ni comment me retrouver. J'ai besoin d'aide mais personne ne peut m'aider. C'est en moi que tout se perd.


Marie.

# Gepost op maandag 14 september 2009, 11u04

Gewijzigd op zondag 20 september 2009, 14u56

Et je ne compte plus le nombre de fois où par la douleur, je me suis laissée prendre.


Ne me dites pas que demain tout ira mieux, s'il vous plaît, je n'y crois plus. Et ne plus y croire est déjà mauvais signe. Je ne dois pas être normale. Ecorchée vive, de moi, je n'attends plus rien. Je me décompose une fois la porte fermée. Seule, je ne suis rien. Il n'y a finalement que dans son regard que je me sens être. Il n'y a que dans ses bras où je ne suis plus vide de moi. Où la chaleur de sa peau à réanimer la froideur de mon corps. Où la caresse de sa main tiède sur ma joue à consoler cette vilaine blessure qui ne cicatrise pas. Où ses doigts recréés de nouvelles sensations, emplient ce vide un instant. Où je ne crains plus ses regards et ses sourires, où je me sens en sécurité. Mais une fois seule je retombe dans ce tourbillon et l'impression de ne plus exister revient. Le vide me brûle jusqu'à la gorge et m'anéanti. Parfois, je voudrais que l'on m'arrache le coeur -du moins ce qu'il en reste-. La pire des tortures qu'il soit est celle que l'on s'inflige à soi même, sauf que moi, on me l'a infliger, et ça m'est devenu contagieux, rien ne me soignera jamais réellement de toutes ces blessures. Je suis détruite au sens propre du terme, hachée à la parole, torturée par les mots et les regards qui brûlent mes joues et engourdissent mon corps. Faible et vide j'avance difficilement pour aller je ne sais où, pour faire je ne sais quoi. Fuir, j'ai juste envie de fuir très loin de tout ça. Courir jusqu'à en faire exploser mes poumons, jusqu'à ce que mes pieds se rompent, sentir mes os craquer, se démolire physiquement, hurler enfin un cri non étouffer de douleur et de soulagement. Deux ans à tenir, encore, de calvaire, après 4ans à ramper pour ne pas céder à l'envie de tout abandonner. Mais sortirais-je vraiment indemne de toute cette merde dans laquelle je me suis noyer? L'odeur m'imprégne constament dés que je remet les pieds dans cet endroit. Je la sens de partout, comme on sentirait l'odeur de sueur d'une personne qui aurait courru à en perdre halaine, sauf qu'ici, c'est de la sueur de merde, celle qui transpire dans les mots des gens, qui transpire à travers leur regards, leurs sourires narquois, de la tête au pieds, tu la sens cette odeur, c'est celle qui te donne envie de vomir tout ce que tu n'as plus à l'interieur de toi. Pire, tu la vois. N'est-ce pas juste le fait de voir ces gens-là qui m'a détruite et m'a fait me haïr à mon tour et à ce point? Leurs yeux étaient si sombres vers moi, que lorsque je me regardais c'était leurs regards à eux qui transparaîssaient dans le miroir. Juste de les voirs. Juste de savoir. Ca me fout la trouille, la frousse, et alors, cette fatidique boule au fond du ventre, au fond de la gorge, et au creux de la poitrine me revient. J'ai l'impression de nager dans un océan rempli de requins qui grouillent et n'attendent qu'une seule et unique chose, me croquer à vif, une jambe et puis l'autre, laisser mon sang colorer cette eau dégueulasse dans laquelle ils se baignent et pissent à la fois, sans se poser de question, pour ensuite me trancher en deux et abandonner ce qu'il reste de mon corps mou et déchiqueté en milles "morceaux". Je me suis habituée à ne pas m'aimer. Ca m'est devenu normal enfaite. Tout me touche trop, tout me démolli trop. En un rien je craque à présent. Je suis foutue, bousillée. Pourtant il y'a d'autres personnes qui souffrent bien plus que moi. Mais je ne peux pas nier ce qui règne en moi. J'ai essayer d'oublier, de mettre de côté, de faire semblant pour ne plus pleurer. C'est devenu trop dur. Je n'ai plus la force de répondre "oui, je vais bien" juste envie de leur dire qu'ils arrêtent avec cette sois disante formule de politesse qui fait bien trop clichée quand on devine les intentions de la plus part des personnes qui s'en "inquiètent". Que j'aille bien ou mal, ça change quoi? Rien du tout. Mais lorsque je suis avec lui, tout me paraît meilleur, moins dur, plus vivable. J'ai l'impression de respirer réellement, de vivre tout simplement. Je ne dois plus me battre ni lutter, je dois juste me laisser aller, être comme je suis et je dois avouer que de me retrouver est devenu quelque chose de très dur, plus le temps passe, plus j'ai des difficultés à me comporter comme je suis réellement, car je ne sais plus qui je suis.. Il me fait cependant aller mieux malgré tout. Je ne me vois plus sans lui enfaite. Il est arrivé en plein dedans, comme une corde qu'on me lance pour sortir du puit, comme une main qu'on me tend non pas pour me planter par la suite, mais vraiment pour me relever. Il a fait de moi une rescapée, sa rescapée. Sans lui, je ne vis plus. Je ne respire plus. J'échoue à nouveau. Sans lui, j'ai l'impression d'être enfermée dans une pièce noir, d'être punie pour ce que je suis, qu'on me tient à l'écart car je ne mérite pas ce à quoi les autres ont droit. Je me sens intrus, tâche noir au milieu du blanc tout propre. Je suis cette musique que l'on n'écoute pas car elle sonne fausse et qu'on ne comprend pas ses paroles. Je suis cette fille un peu trop timide et trop reservée au premier abord, peu sociable, qui se sent souvent mal à l'aise, pas la bienvenue, et pourtant, que mes deux perles rares en soit témoin, je ne suis pas comme ça en dehors de tout ça, j'ai crée ma propre coquille pour être à l'abri des autres et de moi, mais la seule chose que je n'avais pas prévue, c'est quelle grandit avec moi, se forge dans ma peau, et commence à me posséder. Des coups de marteaux à la place des battements de coeur, sous ma poitrine l'impression d'être un monstre que l'on nourrit pour son propre désastre. Comment est-ce possible d'en arriver à dire des choses pareilles à 16ans? Je ne sais même pas d'où sors tout cela. Je n'ose même pas me relire.

# Gepost op donderdag 03 september 2009, 08u04

Gewijzigd op maandag 14 september 2009, 10u10